Utilization of prey-rich patches leads to reproductive advantages for clustered individuals of a  web-building spider

M. JURCZYK & V. WOLTERS, Department of Animal Ecology, Justus Liebig University, Heinrich-Buff-Ring 26-32, 35392 Giessen, Germany.
Klaus BIRKHOFER, Department of Biology, Biodiversity and Conservation Science, Lund University, Sölvegatan 37, 223 62 Lund, Sweden, e-mail: Klaus.BirkhoferATbiol.lu.se

Le modèle de la distribution libre idéale (DIL) prédit que la distribution des consommateurs correspond à celle des ressources dans un ensemble de parcelles d'habitats et que cette association devrait faire en sorte que la valeur adaptative de tous les individus d'une population soit égale. Nous avons étudié dans quelle mesure des prédateurs utilisent différents types de proies et si les distributions spatiales qui en résultaient étaient reliées au succès reproducteur des individus dans une population d'une espèce d'araignée qui tisse des toiles (Phylloneta impressa, Theridiidae). Des araignées ayant des toiles, leurs restes de proies, des sacs d'oeufs et des bébés araignées ont été récoltés dans un champ de blé et les coordonnées des toiles enregistrées pour une analyse de la structure spatiale d'un semis de points en utilisant les fonctions de corrélation de paires et de marques. Dans l’aire d’étude, les araignées étaient groupées, mais seulement les femelles postreproductrices l'étaient à toutes les échelles spatiales. Les araignées groupées avaient capturé une plus grande proportion de proies hémiptères qu'attendu selon la moyenne, suggérant que la disponibilité de ce type de proies a contribué au regroupement d'individus et au meilleur succès reproducteur des femelles de ces groupes. Cependant, deux types de proies abondantes (Syrphidae et Hymenoptera) n'étaient pas plus communs qu'attendu selon la moyenne, quelle que soit la distance, et un autre type de proies (Elateridae) était même moins commun dans les toiles regroupées près les unes des autres. Pour au moins deux types de proies (Hemiptera et Elateridae), nous avons observé une déviation de l'hypothèse du modèle DIL voulant que les prédateurs groupés doivent avoir un succès de capture similaire à celui des prédateurs non groupés. Ces deux types de proies comprennent plusieurs ravageurs des céréales et nos résultats suggèrent que des informations spatiales sur l'utilisation des proies et la valeur adaptative des prédateurs pourraient contribuer à une meilleure compréhension du rôle des ennemis naturels dans la lutte biologique.

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