Behavioural responses of wintering porcupines to their heterogeneous thermal environment

Géraldine MABILLE & Dominique BERTEAUX, Chaire de recherche du Canada en conservation des écosystèmes nordiques and Centre d’études nordiques, Département de biologie, Université du Québec à Rimouski, 300, allée des Ursulines, Rimouski, Québec G5L 3A1, Canada, e-mail: dominique_berteauxATuqar.qc.ca
Donald W. THOMAS, Département de biologie, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec J1K 2R1, Canada.
Daniel FORTIN, Département de biologie, Pavillon Alexandre-Vachon, Université Laval, Québec, Québec G1V 0A6, Canada.

Beaucoup d’espèces utilisent la thermorégulation comportementale pour s’ajuster à leur environnement thermique. Cependant, la plupart des études menées jusqu’à présent concernaient soit des ectothermes, soit des endothermes vivant dans des milieux chauds. Nous avons utilisé des mannequins taxidermiques chauffés pour caractériser les microclimats disponibles aux porcs-épics d’Amérique pendant l’hiver canadien. Nous avons aussi examiné les patrons d’activité d’individus sauvages et leur utilisation des microhabitats afin de tester si les porcs-épics modifiaient leur comportement en fonction des conditions thermiques. Les tanières offraient une protection importante contre les températures froides. Les porcs-épics les utilisaient plus lorsque les conditions thermiques étaient plus contraignantes, tout en augmentant le nombre de sorties par jour et en devenant plus diurnes. À l’extérieur des tanières, les porcs-épics mangeaient plus souvent lorsque les conditions thermiques devenaient plus contraignantes, mais ne changeaient pas leur utilisation des microhabitats. Les microhabitats autres que les tanières étaient moins prévisibles quant à la protection offerte contre les températures froides. C’est probablement pourquoi les porcs-épics basaient leur stratégie de thermorégulation comportementale sur une modulation de l’utilisation des tanières, plutôt que sur une sélection des meilleurs microclimats une fois à l’extérieur. Nous suggérons que la sélection des microhabitats extérieurs était plutôt influencée par l’acquisition de nourriture ou le risque  de prédation. Mots-clés : Erethizon

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